Nous étions quatre bacheliers
La vraie crème des écoliers,
Pour offrir aux filles des fleurs,
Nous nous fîmes un peu voleurs,
Aux gendarmes nous ont trahis,
Et l'on vit quatre bacheliers
Qu'on emmène, les mains liées,
On fit venir à la prison,
Les parents des mauvais garçons,
Les trois premiers pè res, les trois,
En perdirent tout leur sang-froid,
Comme un seul ils ont déclaré,
Qu'on les avait déshonorée,
Fils indigne, je te renie,
Le quatrième des parents,
C'était le plus gros, le plus grand,
Quand il vint chercher son voleur
On s'attendait à un malheur,
Mais il n'a pas déclaré, non,
Que l'on avait sali son nom,
Dans le silence on l'entendit,
Qui lui disait: \" Bonjour,
On le vit, on le croirait pas,
Lui tendre sa blague à tabac,
Je ne sais pas s'il eut raison,
D'agir d'une tel le façon,
Mais je sais qu'un enfant perdu,
A de la chance quand il a,
Un père de ce tonneau-là,
Et si les chrétiens du pays,
Jugent que cet homme a failli,
Ça laisse à penser que, pour eux,
L'Evangile, c'est de l'hébreu,