La peur est sans appel,
qu 'elle soit des solitudes, des fins ou des préludes, la peur est un pluriel.
Elle te saisit à bras le ventre
Et el le te noue, elle te vipère
Tu te déchires et elle t 'éventre
Jusqu 'aux venins, jusqu 'aux viscères
La peur a des mamelles
ou repues de déchéance
La peur toujours fidèle au
noir de ton enfance
Elle te virgule tes petites tesses
A plein chariot, à pleine détresse
Elle te dissèque à gueule ouverte
Elle se breloque ton corps iner
La peur se monte agrue
au pied des amazones
Le mordant en bruit, la peur,
ça t 'épargne
Elle te rature, te carmelote,
tu n 'es pas rien quand elle te tient
Et te pâture et te crachote quand elle te
gorge d 'un coup de rein
La peur est son scrupule, la peur qui te visère
Il te rend ridicule, indécent et vulgai re
Et tes tritures et tes serpentes
te défigurent accro fermée
Sur ces années qui se lamentent
sur tes moulins décaminés
La peur vient d 'ailleurs,
pensu d 'autres douleurs
D 'un autre qu 'elle tutoie
d 'un moins ami que toi
Tu vas bleuir tes draps moués,
bordés par des cierges sanglieux
Jusqu 'à briser tes ouvriers nœuds
contre les nœuds d 'un bois glacé
La peur est une attente de la
mort à son amant
La mort, c l 'qui -d 'enfant,
la peur est innocente
Tu vas descendre, tu vas te rendre,
jusqu 'au venu, jusqu 'à naissance
Pour quel instant, qu 'a -t fait de mal ?
La peur d 'oublier,
pour quel honneur ?
La paix est une attente
Et l 'amour est son amour
L 'amour, c
'est qui ton fond ?
Et la paix,
est -il ton son ?
La peur est à la fure,
à l 'oreille de tes nuits
Tous ces filets tendus
pour braconner ta vie
Elle te cro chette droit dans les yeux
Le regard clair, elle te misère
Elle te désarme, te fait plus vieux
Elle t 'emporte de tes hivers
La peur qui t 'enédit,
qui te salive sans gloire
Ces mots qui t 'ont trahi,
la peur est un miroir
Tu vas saigner jusqu 'à l 'usure
Manger de terre et de pardons
Et de prières et de parjures
Tu vas rouler dans tes baffons
Tu vas donner un genouillé pour
un amour ancien qui ment
Tes tripes à l 'air sur le pavé
Pour ton enfant
Qui fout le camp
Merci